Présidentielle : Brice Clotaire Oligui Nguema, un retour aux pratiques autoritaires et claniques

Présidentielle : Brice Clotaire Oligui Nguema, un retour aux pratiques autoritaires et claniques

Un plan de bataille autoritaire et manipulatoire
Brice Clotaire Oligui Nguema, à la tête de la transition gabonaise, semble plus déterminé que jamais à ancrer le Gabon dans une nouvelle ère d’autoritarisme déguisé. À travers un plan de bataille sordide et manipulatoire, il cherche à s’assurer une victoire écrasante dès le premier tour de l’élection présidentielle du 12 avril, sans la moindre considération pour l’équité ou la transparence. Pour y parvenir, il s’appuie aveuglément sur les structures du Parti Démocratique Gabonais (PDG), un vestige du régime d’Omar Bongo, qu’il n’hésite pas à ressusciter pour renforcer son emprise sur le pays.

Une élection sous contrôle total
Loin de respecter la séparation des pouvoirs, Oligui utilise son pouvoir pour contrôler chaque facette de l’élection. En s’appuyant sur ses alliés, notamment Hermann Immongault, ministre de l’Intérieur et président de la Commission Nationale d’Organisation et de Coordination des Élections et du Référendum (Cnocer), et son cousin Dieudonné Aba’a Owono, président de la Cour constitutionnelle, il a soigneusement écarté la majorité de l’opposition. Quinze candidatures ont été rejetées après un passage éclair devant la Cour constitutionnelle, prouvant une fois de plus que le système est conçu pour écraser toute forme de dissidence. Cette « élection » n’est plus qu’une farce où le choix du peuple n’a plus aucune valeur.

Un retour aux stratégies claniques d’Omar Bongo
Oligui semble obnubilé par une réplique grotesque des stratégies détestables d’Omar Bongo, cherchant à diviser la nation par des calculs ethniques et des alliances claniques. Son objectif n’est plus de représenter l’ensemble du peuple gabonais, mais de se maintenir en place à tout prix, en manipulant les structures de pouvoir pour s’assurer du soutien des grandes familles et des communautés. Il veut verrouiller les provinces du pays, notamment celles du sud, en y plaçant des marionnettes à sa botte, comme Jean-Pierre Oyiba et Blaise Louembé, qui, au lieu de servir l’intérêt général, travaillent pour garantir la domination de leur maître.

Le PDG, instrument d’un pouvoir autoritaire
Le PDG, après avoir échappé de justesse à l’interdiction, est désormais plus puissant que jamais, et c’est Brice Clotaire Oligui Nguema lui-même qui en contrôle les rênes. Ce parti, jadis symbole d’un pouvoir dévastateur, est utilisé comme une machine électorale implacable, où les anciens relais du pouvoir, comme Louembé, sont à nouveau propulsés en haut de la hiérarchie. La pseudo-opposition qu’il autorise n’est qu’un simple décor, un mirage pour donner l’illusion de pluralisme politique alors que la réalité est celle d’une manipulation totale des élections.

L’opposition corrompue et cooptée
L’opposition, qui aurait dû jouer son rôle de contre-pouvoir, est complètement corrompue par l’appel du pouvoir. Jean Ping, ancien adversaire d’Ali Bongo, a capitulé et rejoint les rangs d’Oligui, tout comme Alexandre Barro Chambrier, qui a été gracieusement nommé vice-premier ministre dans le nouveau régime. Ces ralliements ne sont que la preuve d’une collusion nauséabonde entre les anciens et les nouveaux maîtres du pays, dénués de toute vision politique sincère.

L’utilisation cynique des divisions ethniques pour asseoir le pouvoir
La famille d’Oligui, notamment son clan fang, tente de prendre le contrôle total de la politique gabonaise à travers des réseaux souterrains comme l’association « La Pensée patriotique », dont l’objectif principal est de couper l’herbe sous le pied à Alain-Claude Bilie-By-Nze, son principal rival. C’est une manipulation cynique, où la famille du président joue de manière éhontée avec les cartes ethniques pour imposer sa domination.

Un retour à l’obscurité politique et à l’autoritarisme
Brice Clotaire Oligui Nguema ne cherche pas à réformer le pays ou à le conduire vers une transition démocratique authentique. Au contraire, il mène le Gabon sur la voie de l’autoritarisme le plus pur, où les élections ne sont qu’un prétexte pour asseoir une nouvelle dictature familiale et clanique. Au lieu de libérer le peuple gabonais, il le conduit dans une ère d’obscurité politique, où la voix du peuple est étouffée et où la démocratie n’est plus qu’une illusion. Source : Africa Intelligence.

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